Éric Ciotti, président de l'Union des Droites pour la République (UDR), a récemment exprimé son souhait d'inscrire le « droit à la sécurité » dans la Constitution française. Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, il déclare : « Il est essentiel de réintroduire dans la Constitution un principe aujourd'hui partiellement reconnu, selon lequel la sécurité de chaque citoyen est un droit fondamental d'essence supérieure ».
Le député des Alpes-Maritimes a annoncé qu'il déposera bientôt une proposition de loi constitutionnelle sur ce sujet, qu'il espère voir soumise à un référendum. Selon lui, un tel acte permettrait de conférer une légitimité directe par le peuple français à cette mesure cruciale.
Ciotti voit cette réforme comme un moyen d'expulser plus efficacement les étrangers considérés comme dangereux. « La sécurité doit primer sur tout, et l'État a le droit - et même le devoir - d'éloigner de son territoire tout individu menaçant pour nos compatriotes », ajoute-t-il. Ce concept d'éloignement des individus jugés dangereux devrait, selon lui, être un principe constitutionnel, et tant que cet éloignement n'est pas assuré, les individus concernés devraient pouvoir être maintenus en détention.
Cette proposition suscite déjà des réactions mitigées dans le paysage politique français. Des experts en droit et des organes de défense des droits de l'homme, comme la Ligue des droits de l'homme, s'inquiètent des implications d'une telle mesure, arguant qu'elle pourrait mener à des abus de pouvoir et à des répercussions sur les droits fondamentaux des individus. Le débat est donc ouvert, et la question de la sécurité des citoyens face aux menaces nationales se retrouve au cœur des discussions politiques.
Le sujet devrait continuer à être un point sensible dans la campagne politique à venir, alors que les législateurs débattent de l'équilibre entre sécurité et droits individuels. Le monde politique français regarde avec attention comment ce projet pourrait évoluer dans les mois à venir.







