Ce dimanche, Donald Trump a à nouveau utilisé sa plateforme Truth Social pour adresser un message direct à Cuba, affirmant qu'il n'y aurait "ni argent ni pétrole pour l'île" si un accord n'était pas conclu rapidement avec les États-Unis.
En grandes lettres, Trump a exhorté La Havane à prendre en compte ses avertissements, insistant sur les conséquences potentiellement désastreuses si Cuba continuait à s'appuyer sur les relations solides qu'elle entretient avec le Venezuela, son principal fournisseur de pétrole.
Depuis les années 90, l'entente entre Cuba et le Venezuela a été particulièrement forte, intensifiée par l'ère de Hugo Chavez. En échange de l'envoi de médecins et d'autres professionnels, le Venezuela fournit du pétrole à Cuba. Cette coopération s'est même étendue aux domaines militaire et sécuritaire, mettant inévitablement les deux nations sur un pied d'égalité sur la scène internationale.
Néanmoins, Cuba subit actuellement une crise économique aiguë, exacerbée par des sanctions américaines renforcées et un effondrement du secteur touristique. Les pénuries de carburant, les coupures d'électricité fréquentes et l'accès restreint aux devises créent un tableau sombre pour l'île. Comme l'indique le journal Le Parisien, "il est difficile de voir comment Cuba pourra résister sans l'apport pétrolier du Venezuela."
Des experts en politiques internationales pensent que cette situation pourrait rapidement atteindre un point de non-retour. L'analyste politique Clara Martinez souligne que "le dilemme est clair : Cuba doit peser le coût de la perte de soutien vénézuélien face à l'opportunité d'un rapprochement avec les États-Unis."
Les prochains mois s'annoncent cruciaux. Trump, en rappelant l'importance d'un accord, souligne non seulement son approche déterminée et parfois unilatérale, mais également une dynamique complexe sur le plan géopolitique qui nécessite une attention accrue.







