L'Assemblée nationale sera prochainement appelée à se prononcer sur deux motions de censure déposées par le Rassemblement National (RN) et La France Insoumise (LFI), qui portent notamment sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, suscitant des mouvements de protestation significatifs parmi les agriculteurs ces derniers jours.
Dans une déclaration éloquente, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a exprimé son souhait de collaborer avec les partis politiques pour trouver un terrain d'entente sur le budget 2026. Elle a cependant mis en garde sur les conséquences d'une telle motion de censure, la qualifiant d'« acte politique qui n'a aucun sens ».
Lors de son intervention sur France 3 dans l'émission Dimanche en politique, elle a souligné l'importance de créer des convergences dans l'hémicycle en abordant les défis budgétaires, notamment en ce qui concerne les collectivités locales et les dépenses d'avenir. Malgré ses efforts, le gouvernement fait face à des difficultés : les députés ont rejeté le budget de l'État après près de 28 heures de discussions sans parvenir à un compromis clair avant l'examen du texte en plénière prévu mardi.
Les critiques émises par Montchalin ne sont pas isolées. Des experts, comme Pierre Martin, économiste et analyste politique, soutiennent que ces initiatives montrent un manque de vision à long terme : « La censure devient un simple outil de blocage sans véritable proposition constructive, » déclare-t-il. Ces tensions politiques trouvent leur origine dans une conjoncture économique déjà fragile, exacerbée par des facteurs extérieurs.
Avec l'ombre d'une dissolution potentielle du gouvernement, la sensibilité autour des débats budgétaires semble plus importante que jamais. Il est crucial pour l'exécutif de naviguer habilement, comme le souligne également le chroniqueur politique François Dubois dans le journal Le Monde.







