Les États-Unis ont récemment mené des frappes aériennes « à grande échelle » en Syrie, intensifiant leur engagement contre le groupe État islamique (Daesh) après une attaque qui a entraîné la mort de deux soldats américains et d'un traducteur en décembre dernier. Le Commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a communiqué que ces opérations avaient été exécutées « contre plusieurs cibles de l’EI à travers le pays », en étroite collaboration avec des forces alliées.
Cette offensive survient après une série d'attaques menées par Daesh dans la région de Palmyre, où l'on a constaté un regain d'activité de la part des djihadistes, malgré leur défaite territoriale en 2019 grâce à la coalition internationale. Selon des sources rapportées par France Info, les frappes récentes visaient des « bastions » de l’EI, avec l’assistance des forces jordaniennes, témoignant ainsi de la coopération stratégique dans la région.
Ces événements soulèvent des questions sur la sécurité militaire des États-Unis en Syrie. Alors que l'administration Trump, qui revient au pouvoir, remet en question la présence militaire américaine à l'étranger, le Pentagone a annoncé en avril dernier un projet de réduction de l'effectif militaire en Syrie. Toutefois, avec les récentes escalades, cette décision pourrait être révisée sous pression croissante des alliés, comme l'a confirmé une étude d'Le Monde sur l'impact des frappes américaines dans la zone.
Les experts militaires avertissent que, bien que la stratégie d'éradication de Daesh semble efficace, l'organisation terroriste reste capable de planifier des attaques, comme l’a montré la violence récente. Le général (retraité) David Petraeus a déclaré : « Tant que nous n'éliminons pas leurs réseaux de soutien, la menace se maintiendra. »
La situation sur le terrain demeure volatile, la lutte contre le terrorisme dans cette région du monde continuant d'évoluer. Les frappes américaines récentes révèlent non seulement la détermination de Washington, mais aussi la complexité des dynamiques géopolitiques en jeu.







