Dimanche, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a réaffirmé sa détermination à conclure un accord sur le budget avant la fin janvier, tout en attirant l'attention sur les implications politiques d'éventuelles motions de censure. Lors de son passage dans l’émission Dimanche en politique sur France 3, elle a souligné la nécessité de « reprendre tout depuis le début » lors de l'examen du budget 2026 à l'Assemblée nationale.
Dans un contexte marqué par des tensions politiques croissantes et le rejet récent du budget de l'État en commission, de Montchalin a déclaré que le gouvernement devait rechercher des « convergences possibles » sur des questions sensibles, notamment les collectivités locales et les investissements d’avenir. Cette déclaration survient alors que les députés doivent examiner un texte sur le budget, qui a déjà suscité 28 heures de débats sans accord concret.
Elle a mis en garde contre les conséquences désastreuses d'une adoption de motions de censure, affirmant qu'une telle initiative mettrait un terme aux discussions budgétaires : « Quand vous faites tomber un gouvernement, ça stoppe les débats budgétaires. Ça ne résout rien ». Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a d'ores et déjà évoqué le risque d’une dissolution, une situation qui pourrait radicalement changer le paysage politique et institutionnel, retardant l’adoption du budget au-delà des élections municipales prévues en mars.
L’Assemblée doit se prononcer prochainement sur deux motions du Rassemblement national et La France insoumise, concernant notamment les accords de libre-échange avec le Mercosur. De Montchalin a qualifié ces actions de « actes politiques incompréhensibles », dénonçant leur « niveau de bêtise et de vide ». Les experts soulignent qu'une crise gouvernementale pourrait prolonger le blocage budgétaire, rendant difficile toute avancée pour le budget 2026.
En somme, la ministre a averti que si le gouvernement venait à tomber, « il n’y aura pas de possibilité d’avoir un budget avant les élections municipales de mars », une déclaration qui résume l’urgence d’un compromis pour éviter un vide institutionnel préjudiciable à la gestion des finances publiques. Selon des analystes politiques, la situation exige une approche collaborative et une volonté des partis de dépasser les confrontations idéologiques.







