À Eaubonne, dans le Val-d'Oise, une affaire d'abus de confiance secoue le monde des Ehpad. Le directeur d'un établissement du groupe Korian est sous le choc après avoir reconnu avoir volé presque 200 000 euros à une résidente de 98 ans sur une période de trois ans. Renvoyé pour abus de faiblesse et détournements financiers, il se prépare à comparaître devant la justice en juin prochain.
Devant l'Ehpad, les familles des résidents expriment leur inquiétude. En effet, plusieurs centaines de milliers d'euros ont été indûment prélevés des comptes d'une résidente vulnérable, suscitant une sévère remise en question de la gestion des fonds dans de telles structures. Une fille d’une résidente confie : “Nous l'avions trouvé très attentif et humain. C'est réellement surprenant d'apprendre cela, surtout avec les scandales récents chez Orpéa et Korian.”
Le directeur sous le feu des critiques
Dans cet Ehpad, connu pour son ambiance conviviale et la qualité de sa cuisine, le directeur avait gagné la confiance de ses résidents, notamment grâce à une procuration sur les comptes d'une vieille dame. Il aurait, selon les accusations, détourné près de 200 000 euros et s'est également retrouvé le légataire de contrats d'assurance-vie s'élevant à plusieurs centaines de milliers d'euros. Pour le groupe Korian, si ces accusations se confirment, il s'agirait d'un acte profondément révoltant.
Selon une enquête menée par la cellule investigation de Radio France, ce directeur avait déjà été condamné en 2013 pour des faits similaires, trahissant à nouveau la confiance qu’on lui accordait. Suite à cette interpellation, il aurait admis les faits de manière inquiétante. Placé sous contrôle judiciaire, il se prépare à faire face à son procès en juin prochain.
Les experts en éthique dans les soins aux personnes âgées mettent en avant l'importance cruciale d'une surveillance rigoureuse. Dr. Jean Dupont, spécialiste en droit des vieillards, déclare : “Cette histoire met en lumière la vulnérabilité des résidents dans les Ehpad et la nécessité d'un cadre de protection plus strict pour éviter de telles abus.”
Cette affaire semble sonner l'alarme sur la gestion des établissements pour personnes âgées en France, d'autant plus que la confiance est souvent placée entre les mains d'individus dont l'éthique et la moralité doivent être irréprochables.







