Les Vénézuéliens espèrent toujours la mise en œuvre des promesses de libération de prisonniers politiques par le régime, au moment où l'ancien président Nicolás Maduro demeure ferme depuis sa détention aux États-Unis. Une coalition d'ONG de défense des droits humains a révélé la mort récente d'Edison José Torres Fernandez, un policier de 52 ans, incarcéré pour trahison. Ce décès survient alors que les autorités vénézuéliennes, sous pression de Washington, ont annoncé la libération de plusieurs opposants.
Fernandez, agent de police dans l'État de Portuguesa, a été arrêté après avoir émis des critiques à l'encontre du régime. Ce collectif, connu sous le nom de "Comité des familles pour la liberté des prisonniers politiques", souligne l'urgence de la situation, surtout avec plus de 800 détenus politiques encore derrière les barreaux. Bien que le gouvernement ait promis un "nombre important" de libérations, seulement une vingtaine de prisonniers politiques ont été remis en liberté jusqu'à présent. Les proches et défenseurs du droits humains continuent d'exiger des comptes, alors que les manifestations en faveur de Maduro se poursuivent à Caracas, où les partisans brandissent des pancartes avec des slogans comme "Nous voulons leur retour".
Depuis sa cellule de Brooklyn, Maduro affiche une certaine confiance, se qualifiant de "combattant" dans une vidéo diffusée par son parti, le PSUV. Les accusations de trafic de drogue pèsent sur lui et sur son épouse, Cilia Flores, qui se battent pour obtenir leur libération. Les partisans de Maduro continuent de manifester, malgré la baisse d'affluence récemment observée, suggérant une fatigue face à des rassemblements répétitifs.
La situation s'est intensifiée après l'intervention militaire américaine visant à capturer Maduro, survenue en janvier. En réponse, le gouvernement de Maduro a déclaré vouloir"explorer" un rétablissement des relations diplomatiques avec les États-Unis. Le département d'État américain, quant à lui, a émis un avertissement à ses ressortissants, les exhortant à quitter le Venezuela en raison d'une sécurité instable, accentuée par la présence de milices armées gouvernementales.
La tension entre les gouvernements américain et vénézuélien est palpable, chacun tentant de dominer le discours. Maduro a fermement déclaré que le pays n'est pas soumis à Washington, tandis que Trump a exprimé son soutien à la libération des prisonniers politiques, tout en faisant état de sa décision annulée d'attaquer le Venezuela. Pendant ce temps, la situation des familles des prisonniers politiques reste critique, témoignant de l'angoisse et de l'espoir qui les habitent.
Les ONG rapportent qu'au moins 18 prisonniers ont perdu la vie en détention depuis 2014, tandis que des milliers sont toujours détenus en raison de leur opposition au régime. Les libérations annoncées sont perçues comme une mesure insuffisante face à l'ampleur de la répression. Les experts s'accordent à dire que la réelle paix au Venezuela ne pourra être atteinte qu'avec des avancées significatives en matière de droits humains et de liberté d'expression.







