Johnny, 38 ans, s'est retrouvé dans le viseur de la justice après avoir exercé des violences sur l'une de ses partenaires, faisant la lumière sur un débat épineux autour de la polygamie et des violences conjugales. Ce vendredi 9 janvier 2026, lors de son procès au tribunal correctionnel de Niort, le prévenu a affiché une attitude désinvolte face à des accusations graves, provoquant un vif émoi dans l'assistance.
Avec une déclaration provocante, Je couche avec trois femmes mais l'une est prioritaire. Je les trompe, j'assume
, il a donné le ton de son caractère. Pour autant, sa défense s'est vite heurtée à des faits accablants, alors que l'une de ses compagnes a témoigné avoir subi étranglement et violences physiques lors d'une altercation sur fond d'alcool et de conflits financiers.
Le tribunal, sensible à la gravité des accusations, n'a pas été dupe. Johnny a tenté de se présenter comme la victime, accusant la jeune femme de mentir et de lui avoir porté des coups. C'est une comédienne. Les marques sur son visage sont le résultat des coups de tête qu'elle m'a portés. Je l'ai repoussé mais sans jamais la frapper
, a-t-il affirmé, espérant que le témoignage d'un ami présent lors de la dispute jouerait en sa faveur.
Son casier judiciaire, déjà chargé de 27 mentions, dont une pour violence conjugale, a fortement pesé dans les débats. Des experts soulignent que la récidive dans ce contexte est alarmante. Les actes de violence dans les relations amoureuses ne doivent pas être minimisés. Ils peuvent avoir des effets dévastateurs sur les victimes
, déclare un psychologue spécialisé dans les violences domestiques. En parallèle, la victime a demandé au tribunal de tout faire pour qu'il me laisse tranquille
.
Le jugement est tombé : Johnny a été condamné à une peine de douze mois de prison, dont six mois fermes aménageables à domicile et six mois assortis d'un sursis probatoire de 24 mois. En plus de cette peine, il devra suivre une formation sur les violences conjugales et respecter l’interdiction de contact avec sa victime.
En éclairant cette affaire, c'est toute la question de la polygamie qui resurgit, notamment à travers le prisme de la loi française, où de telles pratiques demeurent illégales. Les débats juridiques pourraient se renforcer dans les mois à venir alors qu'une audience est prévue en mars 2026, où la victime pourrait être accusée à son tour d'avoir blessé Johnny. Un véritable imbroglio judiciaire qui fracasse l'idée romantisée des relations polyamoureuses contre la poigne de la réalité judiciaire.







