Dans la nuit du lundi 20 mars, une clinique privée à Kiev a été frappée par des bombardements russes, provoquant un tragique incident qui a fait deux victimes, dont un patient de 30 ans. Les secours, mobilisés en pleine nuit et sous des températures glaciales allant jusqu'à -8°C, ont effectué une évacuation d’urgence, selon les autorités locales.
Des alertes antiaériennes ont retenti à travers tout le territoire ukrainien, avec le président Volodymyr Zelensky rapportant 165 drones lancés vers le pays. Dans la capitale, les explosions ont engendré un incendie qui a blessé trois personnes. Margaryta Maliovana, directrice de la clinique, a décrit une nuit cauchemardesque, où plusieurs patients ont dû être évacués sur des brancards.
« Nous étions tous en train de dormir quand l’explosion a retenti avec une énorme force », a rapporté un résident local de 81 ans, soulignant ainsi l’angoisse ambiante au sein de la population. Les bombardements ont également causé des dégâts à des infrastructures indispensables dans la périphérie de la ville. Dans la ville de Fastiv, un homme a perdu la vie en raison d’une attaque visant des habitations.
Ces frappes surviennent à l’approche d’une réunion internationale à Paris, réunissant des pays alliés de l'Ukraine pour discuter de moyens de relancer les efforts diplomatiques. Des conseillers en sécurité de quinze nations, incluant la France, l’Allemagne et le Canada, s'étaient précédemment rencontrés à Kiev, comme le rapporte le quotidien Le Monde.
Le président Zelensky a exprimé son souhait de voir une résolution par la diplomatie, tout en restant vigilant à l'égard d'une éventuelle escalade militaire. « L'Ukraine est préparée à deux options : céder à la diplomatie ou poursuivre une défense active », a-t-il affirmé lors d'une déclaration publique.
Dans le cadre de ces préparations, la Russie a annoncé sa unique intention de durcir sa position dans les négociations, invoquant des accusations selon lesquelles l’Ukraine aurait tenté de frapper une résidence présidentielle. De son côté, Donald Trump a exprimé des doutes quant à la véracité de cette affirmation, mettant en lumière la complexité des narrations en cours.
Sur le terrain, les chiffres indiquent que la Russie a récemment intensifié ses offensives, capturant plus de 5 600 km² de territoire ukrainien, marquant une des avancées les plus significatives sur le front depuis le début de l'invasion, d'après l’Institut pour l'étude de la guerre (ISW). Ce climat de tension persistant au cœur de l'Europe appelle à une mobilisation urgente et à une implication accrue de la communauté internationale, alors que le monde assiste, préoccupé, à cette tragédie humanitaire.







