La récente opération américaine à Caracas a non seulement abouti à la capture du président Nicolás Maduro, mais elle a également mis en lumière la étroite collaboration sécuritaire entre le Venezuela et Cuba. Selon des informations dévoilées, 55 militaires ont perdu la vie lors de cette opération, dont 32 membres des forces de sécurité cubaines, un fait qui révèle l'ampleur de cette dépendance.
Comme l'indique un rapport de Le Parisien, la capture de Maduro, qualifiée de "chirurgicale" par les autorités américaines, a vu la mort d'un nombre élevé de militaires, soulignant le risque encouru par les gardes du corps cubains, qui semblent avoir constitué son cercle de sécurité le plus proche. Des sources diplomatiques avaient déjà signalé que ces gardes affichaient un accent cubain, traduisant une confiance accrue de Maduro en ses conseillers d'origine cubaine.
Une coopération militaro-sécuritaire historique
Les relations entre Cuba et le Venezuela remontent à l'ère d'Hugo Chavez, qui, avec le soutien de Fidel Castro, a introduit des conseillers militaires cubains pour stabiliser son régime. Ce partenariat, ancré dans l'échange de pétrole contre des services médicaux, a permis à Cuba de maintenir une influence notable sur la sécurité intérieure du Venezuela. Selon le New York Times, on estime qu'environ 140 Cubains faisaient partie de la garde personnelle de Maduro.
Ce lien fraternel entre les deux nations est désormais acculé. Un article de Le Monde souligne que l'attaque américaine a mis en exergue la vulnérabilité critique du système de protection de Maduro. Des experts comme William LeoGrande, spécialiste de la politique cubaine, affirment que ce partenariat est devenu un "talon d'Achille" pour le président déchu. Le mécontentement grandissant au sein de la population cubaine à l'égard de cette alliance humainement coûteuse souligne également l'inquiétude face à cette dépendance.
Dans une déclaration au Reuters, Miguel Díaz-Canel, le président cubain, a affirmé que les membres des forces sécuritaires cubaines ont agi avec héroïsme et dignité. Il a souligné la nécessité de faire face à une menace, qualifiant cette opération de majeure dans l'histoire récente des relations entre Washington et Caracas. Pourtant, les perspectives d'avenir s'annoncent sombres, tant pour le régime vénézuélien que pour la population cubaine, déjà éprouvée par des années de crise économique.







