Le climat politique s'intensifie autour de l'élaboration du budget 2026 en France, un sujet qui préoccupe de nombreux acteurs politiques. Lors d'une interview sur RTL, le président des Républicains en Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a exprimé son impatience face à l'absence de budget, déclarant : "on est au bout de l'habileté du Premier ministre". Il appelle à ce que Sébastien Lecornu, le ministre, renonce à son refus d'utiliser le 49.3 pour faire passer le budget.
Dans le contexte actuel, où les parlementaires doivent plus que jamais travailler ensemble pour trouver un compromis, Bertrand souligne que "ce qui se joue, ce n'est plus une question de marchandage, mais d'intérêts du pays". Avec l'échéance qui approche, la nécessité d'un budget devient incontournable.
Si un accord devait se dessiner entre le gouvernement et le Parti Socialiste, il pourrait permettre au Premier ministre de faire adopter le budget via des ordonnances ou en recourant au 49.3 sans craindre d'être censuré ultérieurement. Bien que le PS ait récemment fait du non-recours au 49.3 une condition sine qua non pour voter le budget de la Sécurité sociale, leurs positions semblent désormais évoluer, ce qui laisse entrevoir des possibilités.
Les ministres des Finances et des Comptes publics, Roland Lescure et Amélie de Montchalin, se réuniront aujourd'hui avec des groupes parlementaires — à l'exception de LFI et du RN — dans une tentative de concilier les différentes vues tout en visant à maintenir le déficit public en dessous de 5%. Cette rencontre devrait préparer le retour du projet de budget devant la commission des finances de l'Assemblée, qui aura lieu jeudi prochain.
Alors que la pression monte, les avis d'experts et des acteurs politiques s'accumulent. Selon Le Monde, la situation nécessite "un dialogue constructif" pour éviter un blocage. En effet, le bon sens semble exiger une mobilisation de tous les fronts pour garantir la stabilité financière du pays en ces temps tumultueux.







