Il ne fait pas bon vivre à Bordeaux, où le mercure a dépassé des seuils critiques. Les températures élevées ont mis à mal le service de transports en commun, comme l'a rapporté Pierrick Poirier, directeur de Keolis. Mardi 23 juin, à 18 heures, seulement 32 des 84 rames de tram et 99 des 300 bus circulaient normalement.
Cette situation sans précédent ne se limite pas à la technique. Elle affecte également le bien-être des conducteurs et des usagers, exposés à une chaleur écrasante dans des véhicules qui peinent à se refroidir. "La maintenance n'est pas le problème, mais plutôt l'élévation des températures qui endommage nos véhicules", a souligné Poirier.
Un impact direct sur le service
La Métropole a dû réagir rapidement. À partir de midi, la moitié des bus et tramways sont rentrés au dépôt pour permettre une rotation des équipements. Christophe Duprat, vice-président de Bordeaux Métropole, a admis que cela doublerait les temps d'attente, tout en incitant les usagers à limiter leurs déplacements.
"Passé 37°C, tout le matériel souffre", alerte-t-il.
Les rames climatisées, bien que mieux préparées, doivent faire face à leurs limites lorsque les températures atteignent des niveaux alarmants. De plus, le vieillissement des infrastructures amplifie ces défis ; seulement 25% du parc de bus a été renouvelé cette année, et un plan d'amélioration des systèmes de refroidissement est prévu sur cinq ans.
Vers une réponse durable ?
Les épisodes de chaleur extrêmes se multiplient et posent la question de savoir si des mesures préventives suffisantes ont été mises en place. Bien que Keolis et la Métropole aient tenté d'anticiper, la réalité est parfois imprévisible. Le retour aux opérations normales nécessitera sans doute un investissement sérieux et durable.
En somme, face à cette chaleur écrasante, la coopération des usagers est essentielle pour assurer la pérennité du service de transport en commun dans la métropole bordelaise.







