«Nous avons un état de droit, il y a un certain nombre de règles», a affirmé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, en réponse aux critiques concernant la présence de Xenia Fedorova sur les chaines françaises. Chroniqueuse sur CNews, Fedorova a été qualifiée de «propagandiste patentée», un terme qui soulève des questions sur la responsabilité médiatique.
«La laisser à l'antenne, c'est servir la soupe de Vladimir Poutine», a poursuivi Barrot sur France Inter, arguant que sa présence dans les médias français constitue un relais efficace de la désinformation émanant du Kremlin. Ancienne directrice de la chaîne RT en France, interdite dans l'UE depuis l'invasion de l'Ukraine, Fedorova défend assidûment les positions russes, suscitant de vives réactions.
Malgré son rôle controversé, Barrot a souligné que «chacun est libre de sa ligne éditoriale». Les médias français peinent à trouver le juste équilibre entre la protection de la liberté d’expression et la nécessité de contrer la propagande. Les critiques sont alimentées par des enquêtes, y compris celle du journal Le Monde, qui a récemment révélé l'influence grandissante de Fedorova, la présentant comme «la protégée» de Vincent Bolloré.
Son engagement avec divers cercles de réflexion, notamment lors d'un déjeuner à l'Institut de l'Espérance, met en lumière les liens complexes entre médias et politique. Des figures politiques, comme Annie Genevard, sont désormais impliquées dans le débat, bien qu'une déclaration de son entourage affirme qu'elle ignorait la présence de Fedorova à cet événement.
«Je ne vais pas commenter les agendas de mes collègues», a réagi Barrot, soulignant que d'autres enjeux sont en jeu dans cette affaire brûlante. Dans un contexte européen marqué par des tensions géopolitiques, la situation de Xenia Fedorova reste un exemple emblématique des défis auxquels est confrontée la démocratie moderne.







