Anne, victime d'une fraude impressionnante de 830.000 euros orchestrée par un imposteur se faisant passer pour l'acteur Brad Pitt, a décidé de réagir en portant plainte contre ses deux banques. Elle souhaite obtenir réparation, affirmant que ces dernières devaient prendre leurs responsabilités. Son parcours a été largement médiatisé, notamment dans un reportage de Challenges.
Alors qu'elle a effectué plusieurs virements dont les libellés étaient pour le moins douteux, tels que "Opération Mr William Bradley Pitt" ou "Transplantation rein William Bradley Pitt Clinic Mayo Dr Hatem", ses banques ont validé sans sourciller des montants de 35.000 et 58.716 euros. "Les banques doivent assumer ce qu’elles ont fait. Il y a des failles, et cela ne doit plus se reproduire", déclare Anne avec fermeté.
Des opérations intrigantes entre 400.000 et 500.000 euros
Me Philippe Guesnier, l'avocate d'Anne, souligne que de nombreuses opérations ou virements n'auraient jamais dû passer le simple contrôle des banques. "Les libellés sont souvent incompréhensibles, une somme totale estimée entre 400.000 et 500.000 euros aurait dû être bloquée", énonce-t-il.
"Le libellé de ces virements c’est souvent du grand n’importe quoi", indique l'avocat, qui critique le manque de diligence des établissements financiers.
L’histoire d'Anne a provoqué des moqueries en ligne suite à son récit d'une affection amoureuse construite avec un homme qui prétendait être un célèbre acteur. Les internautes n'ont pas tardé à juger sa naïveté, amplifiant sa peine.
Anne a partagé qu'elle avait envisagé une relation romantique avec cet imposteur, qui lui a fait croire qu'il avait besoin d'une aide financière pour soigner un cancer. Dans ce contexte, un porte-parole de Brad Pitt a exprimé son inquiétude face à cette arnaque, qualifiant de "déplorable" le fait que des escrocs exploitent la notoriété des célébrités.
En 2024, après avoir pris conscience des manœuvres frauduleuses, Anne a décidé de déposer une plainte, entraînant l'ouverture d'une enquête pour escroquerie. Son récit tient donc en éveil les consciences sur la nécessité pour les banques de mieux sécuriser leurs procédures de validation de virements, un point crucial dans ce dossier délicat.







