Des vents dépassant les 150 km/h ont frappé le littoral aquitain, laissant derrière eux des destructions épouvantables. Des bâtiments, des arbres et les infrastructures ont été durement touchés tandis que les stations balnéaires se préparent à de nouvelles agressions prévues la semaine prochaine.
Des rafales record à Biscarrosse
Biscarrosse Plage a reçu la médaille d’or cette nuit-là avec des rafales de 162 km/h. Un véritable cataclysme qui a également duré pour le Cap Ferret (157 km/h) et Moliets (135 km/h). La nuit passée dans la soufflerie a laissé des traces : des routes jonchées de sable et de débris, des toits arrachés, et la promenade sévèrement endommagée.
Au lac de Sanguinet, les habitants sous le choc
Kathy et Franck Urien, résidents de Sanguinet, ont été réveillés par un "énorme boom". "Nous avons découvert deux pins couchés sur notre toit. C'est un cauchemar que j'avais déjà connu en 1999“, a commenté Kathy, un regard inquiet sur leurs souvenirs d’horreur.
Les dégâts sur la faune et les routes
Les pompiers, ne pouvant tronçonner les branches en raison du danger, ont dû faire face à une situation délicate. "Nous espérons que les assurances vont s'arranger rapidement“, a déclaré un résident.
Dans le Mèdoc, des alertes sur les prévisions de vagues à 5 mètres la semaine prochaine inquiètent. Des avertissements sur le phénomène d'érosion ont été émis par l’ingénieur Antoine Deburghgraeve de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine : "Les plages sont moins chargées en sable que précédemment, les tempêtes à venir risquent de causer des dommages significatifs."
Un avenir incertain pour les stations balnéaires
La situation demeure critique sur la côte atlantique, avec des prévisions alarmantes. La tempête Nils est un rappel brutal des caprices de la nature, soulignant l'urgence de se préparer aux événements météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents.







