Un intérimaire de 19 ans travaillant sur l'assemblage du Rafale, célèbre avion de combat français, a récemment été au centre d'une fausse alerte d'espionnage. Le 10 février, il a été intercepté par les services de sécurité de Dassault Aviation alors qu'il portait des lunettes connectées Ray-Ban Meta, équipées d'une caméra qui a suscité des suspicions.
Soupçonné d'avoir enregistré des données confidentielles, le jeune homme a été placé en garde à vue pour atteinte aux intérêts de la nation et vol de données. Cependant, les enquêtes menées par le parquet de Pontoise ont révélé le contraire. Selon un rapport du Parisien, aucune utilisation malveillante des lunettes n'a pu être prouvée.
Lors de l’examen de son téléphone, il a été découvert qu'il avait pris quelques photos de câbles d'avion, mais il s'est défendu en affirmant qu'il avait besoin de ces images pour accomplir son travail sans déranger ses collègues, une pratique cependant prohibée.
Aucune preuve concluant à une éventuelle diffusion des images vers des tiers n’a été trouvée lors des perquisitions. Après sa garde à vue levée le 12 février, l'intérimaire a été convoqué pour être jugé sur des charges d'exécution non autorisée de dessin, levant ainsi le voile sur cette affaire sombre.
Un joyau de l’aéronautique militaire
Le Rafale, fleuron de l’armée française, bénéficie d’une réputation solide, ayant été déployé par l’armée de l'air et la marine nationale depuis les années 2000. Selon Dassault Aviation, l'entreprise a fourni plus de 10 000 avions militaires et civils à une trentaine de pays en un siècle, intégrant des modèles emblématiques comme le Rafale et des jets Falcon haut de gamme, ainsi que des drones militaires.
Ce combat aérien polyvalent est conçu pour opérer depuis un porte-avions ou une base terrestre, illustrant une capacité à mener une multitude de missions de combat.







