Staub, reconnu comme le rival de la célèbre marque Le Creuset, s'apprête à annoncer cette initiative majeure pour son site de Merville, situé à une trentaine de kilomètres de Lille. Informations confirmées par l'Élysée, l'investissement s'inscrit dans la volonté de moderniser le processus de fabrication, comme l'a rapporté Voix du Nord en décembre dernier.
Le projet consiste en la création d’une fonderie électrique de pointe, remplaçant les équipements alimentés par le gaz. Cet axe de décarbonation vise à rendre la production plus écologique tout en augmentant les capacités de fabrication.
Bien que l'usine emploie actuellement entre 300 et 400 personnes, cette transformation ne devrait pas générer de nouveaux postes. Néanmoins, la modernisation pourrait renforcer la compétitivité du site à long terme.
La dépendance au gaz dans le secteur de la fonderie s’explique par le besoin de faire fondre les métaux à des températures élevées, souvent supérieures à 1.400 °C. En France, où l’électricité provient majoritairement de sources à faible émission de carbone, ce passage à une alimentation électrique devrait réduire significativement l'empreinte carbone de Staub.
Un projet préparé depuis plusieurs années
Ce projet ambitieux est la culmination d'un travail collaboratif entre Zwilling, l'État et les collectivités locales. Les discussions concernant le remplacement des fours ont débuté il y a plusieurs années. Philippe Pruvost, vice-président de la Communauté de communes Flandre Lys, a souligné que cette initiative offrait une vision à long terme pour l'usine.
Avant de démarrer les travaux, des infrastructures pour sécuriser l'approvisionnement électrique depuis Estaires, situé à environ 30 km de Lille, devront être mises en place. La construction de la nouvelle fonderie devrait débuter au second semestre 2028, dans une démarche visant à aligner production industrielle et respect de l'environnement.







