Robert, un résident du Pradet dans le Var, est décédé à l'âge de 93 ans et a fait de sa commune le légataire universel d'une fortune de 9 millions d'euros. Ce patrimoine comprend sa maison ainsi que divers biens, selon son dernier testament daté de septembre 2021.
Bien que des membres de sa famille aient été mentionnés dans des versions antérieures de son testament, Robert a radicalement changé d'avis au cours des dernières années. Comme rapporté par Le Figaro immobilier, en octobre 2020, il avait effectivement léguer sa maison à son fils et à ses petits-enfants. Cependant, dans des modifications successives en 2021, il a décidé de céder l’intégralité de ses biens à la commune.
La situation se complique en raison des accusations portées par son fils, Jean-Marie, qui vit en Bretagne à 1000 km du Var. Ce dernier pointe du doigt un soi-disant abus de faiblesse, affirmant que son père, handicapé et éloigné de sa famille, ne connaissait pas le notaire ayant rédigé le dernier testament. "Nous remettons en question le rôle de cette notaire, liée à la mairie, et ses interactions avec notre famille", a déclaré son avocat, Me Constance Muller.
Des tensions supplémentaires ont éclaté au moment de la succession. Les gardiens de la maison de Robert ont refusé de partir après son décès, et une décision judiciaire a ordonné leur éviction pour novembre 2025. L'avocate de Jean-Marie allègue que ces gardiens avaient déjà été gratifiés des biens de leur ancienne employeuse, ce qui alimente encore la controverse.
Dans une déclaration à Var Matin, la mairie du Pradet a exprimé sa position en affirmant accueillir le legs comme une marque d'affection de Robert envers sa commune. Ils ont appelé à respecter ses dernières volontés, tout en reconnaissant l'impact émotionnel d'une telle décision sur la famille.
Jean-Marie a saisi le tribunal judiciaire de Toulon pour contester la validité de ce testament, et la décision sera rendue le 28 avril prochain.







