La petite commune de Nédon, située près de Lillers dans le Pas-de-Calais et comptant seulement 160 habitants, se retrouve dans une situation délicate. Malgré l'absence de candidats pour mener les affaires de la municipalité, la préfecture a décidé de nommer trois personnes pour gérer les affaires courantes. Nédon est la seule commune du Nord-Pas-de-Calais à se trouver dans cette situation exceptionnelle.
La tournure des événements a pris une nouvelle direction grâce à l'initiative d'Annick Leroy, la deuxième adjointe du maire sortant, qui, à 65 ans, a décidé de se porter candidate. "J'ai constitué en deux jours une liste de onze personnes. J'ai la parité, et même une dame en surplus", s'amuse-t-elle. Pour Leroy, le but de cette candidature est clair : "Gardez notre identité" face à la menace d'une fusion avec Nédonchel, qu'elle juge inacceptable.
Trop tard pour le 15 mars
Cependant, la candidature tardive de Leroy ne permettra pas à la commune de se rendre aux urnes pour les élections prévues le 15 mars. Selon les informations recueillies, des élections pourraient néanmoins être organisées au mois de mai prochain.
Cela souligne l'importance de la mobilisation des habitants pour assurer la continuité de la gouvernance locale dans une période faste pour les communes rurales. Alors que l’opinion publique reste divisée sur ce sujet, des experts en sociologie politique, comme le docteur Bernard Dupuis, estiment que chaque initiative locale, même tardive, mérite d'être encouragée pour maintenir un tissu social cohérent.







