Dans le quartier de Saint-Esprit à Bayonne, un immeuble situé rue Saint-Catherine est resté vacant pendant 17 mois après son évacuation, laissant plusieurs copropriétaires dans une situation financière précaire. Laetitia, l'une d'entre eux, exprime sa colère et désespoir face à une situation jugée cauchemardesque.
Devant le péril imminent de l'immeuble, une imposante structure en métal a été mise en place pour le maintenir debout. Selon un expert judiciaire mandaté par la mairie, les travaux de sécurité sont nécessaires ; en octobre 2024, le bâtiment a été déclaré "en péril imminent". Les dommages causés par l'humidité et les insectes xylophages rendent urgente la nécessité d'agir.
The building, deemed to be in imminent danger, has witnessed the severe deterioration of its wooden beams, raising alarms for the local authorities regarding the safety of the structure. The situation a year later sees the twenty affected flats remain vacated as the municipality monitors the development closely.
"C'est un gouffre, je ne sais pas où on va"
Les propriétaires, comme Laetitia, se débattent pour payer leurs crédits et loyers. Face à une quote-part de 50.000 euros pour les travaux d'urgence, elle déclare : "On nous demande des sommes inaccessibles." Pour elle, chaque mois est un combat, et son couple doit jongler entre le remboursement de leur ancien logement et le loyer d'un nouveau.
Malheureusement, sa banque a refusé de geler ses remboursements, la plaçant dans une impasse. Laetitia souligne qu'il est impossible de contracter d'autres prêts, ce qui laisse les travaux pour un montant total estimé entre 1,5 et 2 millions d'euros non engagés, maintenant le danger présent en suspens.
"De la colère, beaucoup de stress, de nuits blanches"
David Tollis, le directeur général des services de la ville, rappelle que la mairie est responsable des travaux d'urgence pour éviter un danger immédiat. Toutefois, les arrêtés de péril deviennent fréquents dans le centre ancien de Bayonne. La mairie s'engage à accompagner les propriétaires dans la réalisation des travaux nécessaires, mais cela n'apaise pas la colère accumulée.
Les copropriétaires, comme Laetitia, ont contacté un avocat pour envisager des actions contre les vendeurs dont ils pensent qu'ils savaient les dangers du bâtiment avant la vente. Laetitia se sent trahie après avoir investi dans un appartement flambant neuf, avec aucune indication de problèmes structurels par l'ancien syndic, qui conteste cette version des faits.
La frustration ne fait qu'augmenter alors qu'aucune plainte formelle n’a été déposée. Elle confie : "Je ressens une grande colère et beaucoup de stress, la situation actuelle me prive de nuits tranquilles. Mon avenir reste incertain." On peut conclure que cette situation à Bayonne illustre la complexité des risques immobiliers et les enjeux humains qui en découlent.







