Alors que le premier tour des élections municipales à Menton approche à grands pas, la campagne se renforce. Sandra Paire, candidate divers droite et ancienne première adjointe, a été l'invitée de la matinale d'Ici Azur. Lors de cet échange, elle a évoqué la fragmentation de la droite, ses défis judiciaires et ses priorités pour la ville.
« Je suis candidate pour gagner »
Avec 17 % des voix selon un sondage récent, Sandra Paire se défend de mener une candidature uniquement symbolique. "Je suis candidate pour gagner", déclare-t-elle, affirmant un "nouvel élan pour Menton", nom de sa liste. Alors que la droite se divise avec les candidatures de Louis Sarkozy et Florent Champion, elle assume son rôle avec détermination. Elle critique aussi l'arrivée récente de Louis Sarkozy, qu'elle qualifie de candidat parachuté, soulignant que "la légitimité repose sur l’ancrage local": "Je connais ma ville, j’y vis depuis 56 ans, j’ai défendu tous les dossiers, j’aime ma ville."
Une procédure judiciaire en toile de fond
Concernant sa situation judiciaire, actuellement en cours de cassation pour prise illégale d'intérêts, elle rappelle la présomption d'innocence. "Je me bats depuis cinq ans et finance seule ma défense, contrairement à d’autres élus qui ont recours à la protection fonctionnelle financée par la collectivité." À la question de sa capacité à être maire dans un an, elle laisse la place à la décision judiciaire à venir, appelant les électeurs à "attendre de voir".
Audit financier et priorité à la sécurité
Sur le fond, elle place les finances locales parmi ses priorités. Elle promet un audit financier dès le début du mandat, en évoquant des incertitudes sur certains dossiers, notamment concernant les plages. "Je veux un état réel des finances pour savoir ce qu’on peut faire tout de suite", indique-t-elle. Côté sécurité, elle s'engage à augmenter les effectifs de la police municipale de 50 %, promettant de passer de 32 à 46 agents sans alourdir la fiscalité. Elle dénonce les "gaspillages" actuels, tels que les 690 000 euros dépensés pour des services liés aux plages, arguant que cet argent aurait pu financer plusieurs postes policiers.
Logement : réguler les locations saisonnières
Avec 43 % de résidences secondaires et environ 2 000 locations de type Airbnb, la question du logement est cruciale à Menton. Sandra Paire précise que certaines de ces logements sont loués à des étudiants, mais appelle à une meilleure régulation de ces locations saisonnières et à un contrôle strict des enregistrements.
Alliances : « Rien n’est exclu »
Dans un paysage politique fragmenté, elle se propose comme "le vote utile" face au Rassemblement national. Interrogée sur une éventuelle alliance avec la gauche lors du second tour, elle demeure prudente : "Il n’y a jamais rien d’exclu" tout en poursuivant l’objectif de maximiser les voix au premier tour, tout en excluant explicitement une alliance avec des proches de La France insoumise.
« Un projet construit avec les habitants »
Face aux critiques sur la division de la droite, Sandra Paire défend son programme "qui tient la route", construit selon elle grâce à des ateliers participatifs avec les citoyens. Elle préconise un projet à l’horizon 2040, appelant les Mentonnais à lui "faire confiance".
À quelques jours des élections, la bataille s'annonce serrée dans une ville où le vote dispersé pourrait rebattre les cartes.







