Pour contrer la baisse de la natalité en France, le gouvernement explore plusieurs mesures financières. Parmi celles-ci, un congé parental rémunéré, un prêt à taux zéro et une allocation mensuelle par enfant figurent en bonne place. Voici un aperçu des idées proposées.
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Un rapport parlementaire souligne que les Français aspirent toujours à fonder une famille, mais les conditions financières actuelles les en empêchent. Ainsi, une première proposition consiste en un congé parental unifié. Ce dispositif offrirait 12 mois de congé rémunéré à 70 % du salaire, puis à 50 % pour les mois suivants. Une femme trentenaire ayant récemment donné naissance partage son expérience : "J'ai opté pour un congé parental, mais je ne reçois aucune compensation de la part de mon employeur".
La question du logement est également cruciale pour les jeunes parents. En réponse, il est suggéré de mettre en place un prêt à taux zéro de 100 000 euros à destination des familles, sans condition de ressources, jusqu'aux 5 ans de l’enfant. Un père de deux filles témoigne : "Nous avons un appartement de trois pièces, mais nous aimerions un espace plus grand".
“On ne fait pas des enfants pour faire plaisir aux responsables politiques”
Une autre proposition marquante du rapporteur, Jérémie Patrier-Leitus, est d’octroyer 250 euros par mois pour chaque enfant, dès le premier. Il déclare : "Il existe aujourd’hui une multitude d’aides financières dont les Français sont souvent ignorants. Mon idée est de les regrouper en un seul versement familial universel". Des modèles similaires ont été mis en place dans divers pays européens, comme l'Italie, la Hongrie, la Pologne et l'Espagne, mais leurs résultats demeurent modestes.
Selon le sociologue Julien Damon, auteur de « La bataille de la natalité », malgré un investissement conséquent, ces initiatives n’ont pas permis une véritable hausse de la fécondité. Il insiste : "Les individus ne choisissent pas d'avoir des enfants pour satisfaire les désirs des décideurs politiques, ni simplement parce qu'ils reçoivent des aides". Néanmoins, il conclut que renouveler la politique d’aides familiales dès le premier enfant est une démarche nécessaire pour améliorer la situation.







