La Cour de cassation a validé, le mercredi 11 février, la décision de non-lieu dans l'affaire entourant le décès d'Adama Traoré. Ce dossier s'est imposé comme un symbole des luttes contre les violences policières et le racisme systémique en France.
Le non-lieu accordé aux gendarmes du Val-d’Oise en août 2023, reconfirmé en appel en mai 2024, devient définitif après une décennie de combat judiciaire mené par les proches d’Adama Traoré. Ces derniers ont toujours plaidé pour une reprise de l’enquête. Selon Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille, cette décision est une ''triste illustration des échecs du système judiciaire français''.
Au cœur de cette affaire, Adama Traoré est mort en 2016 après une interpellation par les forces de l'ordre. Depuis, les allégations de violences policières ont suscité des manifestations et des débats houleux à travers le pays. L'écrivain et sociologue Delphine Horvilleur a déclaré : ''Cette confirmation de non-lieu illustre la nécessité de réformer en profondeur notre justice pour qu'elle soit réellement au service de l'égalité.''
L’avocat de la famille a annoncé son intention de se tourner vers la Cour européenne des droits de l’Homme pour orchestrer une nouvelle bataille juridique, affirmant qu'ils souhaitent ''faire reconnaître les manquements de l'État français''. ''Il est crucial que cette affaire soit examinée sur le plan international, car nous croyons que la vérité doit prévaloir'', a-t-il ajouté.
Plus d’informations à suivre…







