Monique Olivier, ancienne femme de Michel Fourniret, a été entendue ce mardi à Argentan (Orne) dans le cadre de nouvelles investigations visant à localiser le corps de Lydie Logé, disparue en 1993. Cette démarche, attendue depuis longtemps, est le fruit d'indices récents qui ont réveillé l'affaire.
Me Richard Delgenes, avocat de Monique Olivier, a confirmé que l'objectif principal est de localiser l'endroit précis évoqué par sa cliente. Les enquêteurs se focalisent sur une zone spécifique dans l'Orne, soulevant ainsi l'espoir d'un développement dans cette affaire vieille de trois décennies.
Des interrogatoires ont été réalisés pour tenter de cerner l'emplacement exact, et des visites de lieux sont planifiées. "Il est difficile de retrouver une trace 30 ans plus tard", a admis Me Delgenes, soulignant le défi que représente cette quête de vérité.
La juge d'instruction Sabine Khéris, spécialisée dans les affaires non élucidées, a également été présente sur site. Selon des informations de l'AFP, cette semaine serait dédiée à des interrogatoires, avec la possibilité d'effectuer des repérages et des sondages si des données plus précises émergent.
Lydie Logé, mère d'un jeune garçon, a disparu à Saint-Christophe-le-Jajolet le 18 décembre 1993, peu après avoir fait des courses de Noël. Malgré plusieurs enquêtes entre 1994 et 2009 n'ayant débouché que sur des non-lieux, les recherches ont été relancées en 2018 suite à des analyses ADN établissant un lien entre les lieux associés à Fourniret et la mère de Lydie Logé.
Me Corinne Herrmann a exprimé que cette reconstitution annoncerait un "acte fort" dans le cadre de l’enquête. Elle pourrait se réaliser jeudi, bien que le calendrier soit encore sujet à des modifications.
En octobre dernier, la gendarmerie de l'Orne avait lancé un appel sur Facebook afin d'identifier une cavité rocheuse pouvant accueillir le corps de Lydie Logé, dont le meurtre est attribué à Fourniret.
Déjà impliquée dans des recherches en janvier 2025, ainsi que lors d'autres missions, Monique Olivier a été condamnée à la réclusion à perpétuité à plusieurs reprises pour sa participation à divers meurtres de jeunes filles.
En janvier 2021, elle a été mise en examen pour complicité dans la disparition de Lydie Logé, l’affaire étant désormais gérée par le pôle "cold cases" de Nanterre. Contacté par l'AFP, le parquet de Nanterre a décliné toute déclaration.
Le maire de Boischampré, Michel Lerat, a rapporté avoir été approché par la gendarmerie concernant une éventuelle reconstitution dans sa commune, soulignant l'importance de cette affaire pour la localité.







