Laurent Duplomb, sénateur et promoteur d'une nouvelle loi sur l'utilisation de l'acétamipride, a récemment pris la parole devant un public d'agriculteurs dans la région de la Somme. Au cœur de ses propos, une tentative de rassurer sur la sécurité de ce produit controversé, interdit l'année dernière par le Conseil Constitutionnel pour des raisons de forme
En effet, lors de sa censure, le Conseil avait souligné un manque de précisions dans le texte concernant les méthodes d'utilisation et les filières visées. "Nous avons pris en compte les remarques du Conseil et réécrit notre projet avec plus de clarté", a expliqué Duplomb, entouré de plusieurs députés de différents partis.
Interrogé sur la lettre ouverte signée par plus de 1 200 scientifiques exprimant leurs inquiétudes sur les effets de l'acétamipride sur la santé humaine, il a affirmé qu'"aucune étude réelle ne prouve ses dangers", citant l'EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) pour soutenir sa position. Duplomb a également évoqué le récent revirement de la Belgique qui, après avoir autorisé l'utilisation de l'acétamipride de manière temporaire, l'a désormais validée de façon permanente.
Néanmoins, le débat reste houleux. Plus de 2,5 millions de personnes ont signé une pétition contre la loi, ce qui laisse présager de nouvelles discussions parlementaires. "Ce débat a été démocratiquement voté ; ce n'est qu'une tentative de contester une décision légitime", a-t-il déclaré. Les réactions des agriculteurs présents à cette rencontre restent divisées, laissant présager de futures tensions autour de cette thématique cruciale pour l'agriculture française.







