Mercredi, Marine Le Pen a plaidé la "bonne foi" du Rassemblement national au cours de son procès en appel, centré sur le versement de salaires d'assistants parlementaires d'eurodéputés de son parti.
Elle a questionné : "Pourquoi, nous qui prônons la rigueur, apparaissons-nous comme manquant de sérieux dans la présentation de ce dossier ? Nous étions totalement de bonne foi", a-t-elle déclaré lors de l'interrogatoire.
La justice l'accuse, ainsi que d'autres cadres du Rassemblement national, d'avoir utilisé des fonds du Parlement européen pour payer des employés entre 2004 et 2016, alors que le parti faisait face à des difficultés financières.
Face à la cour d'appel, Marine Le Pen, actuellement inéligible et envisageant une candidature en 2027, affirme que si des erreurs ont été commises, elles n'étaient en aucun cas délibérées. Elle met en cause l'administration du Parlement européen, qui selon elle, manquait de rigueur dans le contrôle à l'époque.
Elle reconnait que "des critiques peuvent être justifiées", mais insiste sur le fait que les problèmes rencontrés découlaient d'un défaut d'information et de régulation de la part des institutions communautaires, qui étaient moins strictes qu'aujourd'hui.
Marine Le Pen recommande que les activités de ses assistants parlementaires résultaient des difficultés liées à l'ostracisme exercé contre son parti dans l'hémicycle européen. "L'objectif était de priver un député du FN de toute mission dans une commission... Nous avons été presque contraints à une fonction tribunitienne", a-t-elle déclaré avec assurance.
Elle souligne que le temps qui a passé rend "extrêmement difficile" la démonstration de son innocence, alors que le tribunal analyse minutieusement les différents contrats liés à son mandat d'eurodéputée. Elle a exprimé son exaspération : "Comment puis-je vous prouver ce qui, à mes yeux, va de soi ?"
Le tribunal correctionnel de Paris l'a condamnée à cinq ans d'inéligibilité en mars 2025, ce qui a eu un impact considérable sur ses ambitions présidentielles, alors qu'elle dominait dans les intentions de vote.
L'interrogatoire se poursuit, mettant en lumière des enjeux bien plus vastes pour l'avenir politique de Marine Le Pen.







