Le ministre de la Justice s'engage dans la création d'établissements pénitentiaires dédiés aux détenus souffrant de problèmes psychiatriques. En collaboration avec la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, il ambitionne d'ouvrir une prison spécialisée d'ici 2026.
"Actuellement, entre 20 et 25 % des prisonniers souffrent de troubles psychiques, nécessitant des soins adaptés", indique une source proche de Gérald Darmanin, selon franceinfo. Mardi 20 janvier, l'entourage du garde des Sceaux a révélé ses nouvelles ambitions. Gérald Darmanin projette d'instaurer des établissements pénitentiaires adéquats pour ces détenus en collaboration avec la ministre de la Santé. L'ouverture de ces établissements est prévue pour 2026, incluant des agents pénitentiaires spécifiquement formés et une infrastructure médicale adaptée. Cette démarche, jugée "durable" par son entourage, pourrait apporter des bénéfices tant aux concernés qu'aux surveillants.
Une stratégie à grande échelle nécessaire
"À l'ouverture des cellules, les surveillants ne savent pas toujours à quoi s'attendre", commente une source proche de Gérald Darmanin. "Il est essentiel d'assurer la sécurité des détenus ainsi que celle des agents pénitentiaires", ajoute cette source. Si le centre pénitentiaire de Château-Thierry, dans l'Aisne, reçoit déjà un nombre restreint de détenus avec des troubles psychiatriques sévères, ce projet ambitionne d'étendre cette approche de soins dans tout le pays.
"Il faut une stratégie à grande échelle pour une problématique d’une telle ampleur", insiste un proche de Gérald Darmanin. Bien que l'idéal soit de prendre en charge tous les détenus en souffrance, la sélection des bénéficiaires dépendra" du ministère de la Santé".







