Le 9 juin dernier, le député de la formation Libertés, Indépendants, Outre-Mer et Territoires (LIOT), Christophe Naegelen, a introduit une proposition de loi visant à moderniser et rééquilibrer l’usage des titres-restaurant, un dispositif qui bénéficie à plus de six millions de salariés en France.
Aujourd'hui, environ 20 % des titres-restaurant demeurent sous format papier. La nouvelle loi, si elle est adoptée, pourrait faire disparaître ce type de titres d'ici le 1er janvier 2028. Cette initiative de dématérialisation vise à simplifier l'accès et l'utilisation de ces repas, conformément aux évolutions technologiques actuelles.
Un autre objectif de cette réforme est de permettre l'utilisation des titres-restaurant dans les supermarchés, et ce, pour des produits alimentaires non consommables directement. Cela inclut des produits de base tels que les pâtes, le riz ou la farine, qui sont essentiels pour le quotidien des Français.
Vers une pérennisation de l’achat de produits de base en grande surface
Cette mesure, mise en place en 2022 pour pallier la hausse des prix, a été prolongée jusqu'en 2025. Cependant, certains produits comme l’alcool, les confiseries ou encore les aliments pour bébés et animaux ne seraient pas éligibles, comme le souligne une analyse de RMC.
Un double plafonnement pourrait également être en discussion. Actuellement, un salarié est limité à 25 euros par jour d’utilisation de ses titres. Bien que le projet de loi initial ne prévoit pas encore cette mesure, il a été constaté que les restaurateurs souhaitent établir un plafond différent pour les grandes surfaces par rapport à leurs établissements, ce qui pourrait faire débat.
Les Français plébiscitent le déjeuner fait-maison
Un sondage récent mené par Ifop pour Edenred révèle que 63 % des Français préfèrent un déjeuner fait maison, tandis que seulement 16 % des personnes interrogées privilégient le repas au restaurant. Si un plafonnement à 15 euros par jour était instauré pour les supermarchés, un maintien à 25 euros pour les restaurants pourrait être envisagé.
Cette étude indique que 50 % des participants sont favorables à ce système différencié, tandis que 34 % s’y opposent. Pourtant, Serge Papin, le ministre du Commerce actuel, a exprimé des réserves quant à la faisabilité d’une telle réforme, soulignant la nécessité de trouver un juste équilibre.







