Condamnée en première instance à une inéligibilité de cinq ans, Marine Le Pen pourrait retrouver ses espoirs présidentiels si sa peine est mitigée en appel.
"C'est la fin de ma carrière politique qui se profile" déclarait récemment Marine Le Pen après son procès pour détournements de fonds, le 31 mars 2025. Suite à cette affaire, la dirigeante du Rassemblement National a été frappée d’une peine d’inéligibilité immédiate, ce qui laissait peu de chances de se présenter à l’élection présidentielle prévue les 18 avril et 2 mai 2027.
Une "atteinte à la démocratie" selon Jordan Bardella
Jordan Bardella, actuel président du RN, a exprimé son indignation, affirmant que cette décision représente une "atteinte à notre système démocratique". Selon lui, il s'agit d'une démonstration d'"acharnement", comme l'indiquent les analyses du HuffPost. Lors de son procès en appel, qui s’est déroulé en janvier et février 2026, le parquet a requis quatre ans de prison, dont une année ferme, et cinq ans d’inéligibilité. Si ce verdict est confirmé, sa candidature serait anéantie. Néanmoins, si la peine est réduite à deux ans, son inéligibilité ne prendra fin qu’au 31 mars 2027, quelques jours avant le premier tour.
Le verdict en appel attendu le 7 juillet prochain
La mesure d’exécution provisoire, qualifiée par le député RN Philippe Balard de "menace pour la démocratie", a même vu une proposition de loi, portée par Éric Ciotti, visant à la supprimer (bien que celle-ci ait été retirée) . Tout ceci laisse entrevoir une possible lueur d’espoir pour Le Pen. Reste à savoir quelle sera la décision de la cour d’appel de Paris, prévue le 7 juillet prochain et comment cela impactera son avenir politique.







