Un incendie s'est déclaré le 2 juillet à Sainte-Marie-la-Mer, se propageant rapidement à Canet-en-Roussillon, dans les Pyrénées-Orientales, entraînant l'évacuation de près de 3000 personnes. Ces évacuations concernent des campings, des entreprises ainsi que plusieurs communes environnantes, selon le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe.
Les conséquences sont lourdes : 80 mobile homes et 150 autres sur différents campings ont été détruits. À Sainte-Marie-la-Mer, 26 bungalows ont également été consumés par les flammes, une situation décrite par le préfet comme des "dommages matériels très importants".
Les sapeurs-pompiers, au nombre de 200, se battent contre le feu, soutenus par quatre hélicoptères bombardiers d'eau. Un avion Dash, équipé de produits retardants, est également mobilisé pour contrer la propagation de l'incendie.
Deux pompiers ont été blessés, l'un d'entre eux ayant été victime d'un effet de "blast" suite à l'explosion d'une bouteille de gaz dans un camping. Un autre a subi une intoxication par les fumées.
Le maire de Sainte-Marie-la-Mer, Edmond Jorda, a expliqué que le feu s'est intensifié en raison de la Tramontane, rendant la lutte contre l'incendie encore plus difficile. Il a poursuivi en évoquant des bâtiments industriels dans le pôle nautique de Canet-en-Roussillon, qui contiennent des produits inflammables, d'où l'importance d'éviter tout risque de polluer l'environnement.
La priorité est donc d'assurer la sécurité des infrastructures industrielles et d'accompagner les personnes sinistrées. Le préfet a annoncé que des centres d'hébergement sont prévus pour accueillir les évacués durant la nuit.
Ces événements tragiques démontrent encore une fois l'impact du changement climatique. Comme l'a noté le climatologue Jean-Michel Boucher, "les incendies de forêt sont de plus en plus fréquents en raison du réchauffement climatique, et les autorités doivent être mieux préparées pour faire face à de telles situations" (source : Le Monde).







