Le vendredi 3 juillet, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé une hausse préoccupante du nombre de décès en France durant la période de fortes chaleurs. Selon le rapport de Santé Publique France, 2 025 décès supplémentaires ont été comptabilisés par rapport à la semaine précédente, et ce chiffre est amené à évoluer.
Quel est le bilan humain suite à l’épisode caniculaire de fin juin ? Invitée sur TF1, Stéphanie Rist a apporté des clarifications sur cette situation alarmante. "Santé publique France a publié ce matin les données concernant les décès pour la semaine du 22 au 28 juin, et le bilan fait état de 2 025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente," a-t-elle indiqué.
Bien que ces décès ne soient pas tous directement liés aux températures élevées, ils reflètent néanmoins une surmortalité pendant cette période de canicule. La ministre a précisé que les chiffres allaient évoluer, car environ 60 % des certificats de décès ont été traités électroniquement, certains documents papiers restant à intégrer. Les statistiques plus précises devraient être diffusées par Santé publique France dans un délai d'environ trois semaines.
Des régions particulièrement impactées
D'après le communiqué de Santé publique France, cette augmentation de +29,1 % des décès toutes causes confondues touche principalement les personnes de 45 ans et plus, avec 2 001 décès supplémentaires. L’impact est particulièrement marqué à domicile avec une augmentation de 91 %, en EHPAD de 37 % et dans les établissements de santé de 19,7 %. "Ce chiffre ne réfère pas à une augmentation chez les jeunes ou les enfants, mais il est important d’analyser ces données," a déclaré Stéphanie Rist, ajoutant que des analyses plus poussées seront menées par Santé publique France.
Dans son évaluation préliminaire, l’Agence nationale de santé publique a mis en évidence une hausse des décès plus significative en Ile-de-France (+62,8 %, soit 619 décès), en Centre-Val de Loire (+47,3 %, soit 121 décès), en Normandie (+53,1 %, soit 216 décès), ainsi qu'en Bretagne (+36,0 %, soit 129 décès), dans les Pays de la Loire (+62,0 %, soit 178 décès), en Nouvelle-Aquitaine (+28,1 %, soit 264 décès), et dans les Hauts-de-France (+27,7 %, soit 155 décès).







