Sur les ondes de France Inter ce lundi, Anne Le Hénanff a exprimé des préoccupations majeures concernant les fonds alloués à la cybersécurité, les qualifiant parfois de « dérisoires ». Après l'attaque récente ayant ciblé le portail de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé un débloquement de 200 millions d'euros pour renforcer les mesures de cyberdéfense.
Cependant, Anne Le Hénanff a affirmé que cette somme, bien qu'importante, était insuffisante pour répondre aux menaces croissantes. Lors de son intervention, elle a déclaré : « C’est une mesure d’urgence, ça ne suffira pas », mettant en avant le fait que les budgets dédiés à la cybersécurité dans divers ministères atteignent parfois des niveaux alarmants, variant de 1 % à 5 % des budgets informatiques, alors qu'un minimum de 10 % est recommandé pour une cybersécurité adéquate.
Des « audits flashs » dans les ministères
Les 200 millions d’euros prévus permettront aux divers ministères de réaliser des « audits flash » pour identifier leurs vulnérabilités. Cela représente une première étape cruciale, selon Anne Le Hénanff, qui a également souligné la nécessité de mettre à niveau les systèmes d’information, ainsi que de protéger les données des citoyens français.
« Les cyberattaquants utilisent de nouvelles failles »
La ministre a également averti que les menaces évoluent en permanence, les cybercriminels exploitant constamment de nouvelles failles. En plus du budget d’urgence, Sébastien Lecornu a mentionné la création d’une « autorité numérique de l’État » pour contrer efficacement la hausse des cyberattaques, qui ont abouti à près de trois vols de données par jour en 2026.
Le Premier ministre a également annoncé le développement d'outils d'intelligence artificielle pour détecter les vulnérabilités au sein des systèmes, renforçant ainsi la stratégie globale de cybersécurité.







