L'essentiel
Après un vote récent à l'Assemblée nationale, la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) semble imminente pour les 25 métropoles françaises concernées. Quelles seront les conséquences pour les conducteurs ?
Le 14 avril, un vote a eu lieu au sein de l'Assemblée nationale pour mettre fin aux zones à faibles émissions, ces périmètres qui restreignent la circulation des véhicules les plus polluants. Si cet amendement doit encore passer par le Sénat, son adoption semble probable, surtout avec sa majorité à droite favorisant cette initiative.
Fin des restrictions pour les anciens véhicules
Les ZFE étaient instituées dans les grandes agglomérations afin de limiter la circulation des voitures polluantes, classées selon la vignette Crit’Air, allant de 0 pour les électricités à 5 pour les anciens modèles diesel. Ces mesures, introduites avec la loi Climat et Résilience de 2021, visaient à réduire les émissions de particules fines, responsables d'environ 40 000 décès prématurés chaque année en France, selon Santé publique France.
Avec la suppression des ZFE, les véhicules plus anciens, notamment ceux classés Crit’Air 3 et au-delà, pourront de nouveau circuler librement dans ces zones. Cela signifie qu'il n'y aura plus de risque d'amende pour les conducteurs de ces véhicules, permettant ainsi un retour dans les centres-villes pour ceux qui en avaient été bannis.
Les vignettes Crit’Air maintenues lors des pics de pollution
Cependant, la fin des ZFE ne signifiera pas la disparition des vignettes Crit’Air. Avant leur généralisation, ce système était utilisé pour gérer les pics de pollution, en interdisant temporairement l'accès des véhicules les plus polluants durant des épisodes critiques. Les préfets pourraient donc réactiver cette méthode lors de périodes de forte pollution.
Il est également possible que certaines collectivités choisissent de mettre en place des restrictions locales par le biais d'arrêtés municipaux, même après la disparition des ZFE. Par ailleurs, les amendes infligées avant l'abrogation des ZFE resteront valables et devront être réglées par les automobilistes concernés.







