Mise en examen en octobre 2025 pour association de malfaiteurs dans l'affaire Grégory Villemin, Jacqueline Jacob, âgée de 81 ans, réclame l'annulation de cette décision par le biais de ses avocats. Le petit Grégory, retrouvé ligoté dans la rivière La Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984, demeure l'un des cas les plus emblématiques du mystère judiciaire français.
Initialement mise en examen le 24 octobre 2025, Jacob est soupçonnée d'être l'un des corbeaux ayant harcelé la famille pendant des années. Selon Stéphane Giuranna et Alexandre Bouthier, deux de ses avocats, cette demande d'annulation a été formalement déposée et une audience sera organisée, bien que la date reste inconnue. Le parquet de Dijon, en charge de l'affaire, n’a pas encore communiqué sa réponse, comme l'a rapporté ICI.
Jacqueline Jacob conteste toute responsabilité
Cette initiative par ses avocats n'est pas inédite. Jacqueline Jacob a fermement réfuté les accusations portées contre elle. Peu après sa mise en examen, ses avocats avaient exprimé leur intention d'interjeter appel, affirmant que des éléments de preuve, tels que les études de stylométrie, étaient suffisants pour confirmer son innocence. Me Bouthier avait déclaré : "La justice est une enfant qui n'apprend pas de ses erreurs", qualifiant les preuves de stylométrie d'outils insuffisants, voire de "gadget".
Dans l'historique mouvementé de cette affaire, Jacqueline et son mari Marcel ont déjà été mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort en 2017, mais ces accusations avaient été annulées en mai 2018 en raison de vices de forme, comme indiqué par ICI.
En conclusion, ce nouveau chapitre dans l’affaire Grégory Villemin, un dossier toujours chargé d'émotions et de controverses, pourrait encore changer le cours des inscriptions judiciaires dans les mois à venir.







