Au cœur de l'hôpital Saint-Victor d'Amiens, une initiative originale attire l'attention : des ateliers dédiés à la maladie de Parkinson, qui touchent aujourd'hui environ 272 500 personnes en France. Ces sessions permettent aux participants d'expérimenter les symptômes de la maladie à travers des activités spécifiques, tels que l'utilisation de stylos lestés et de tapis qui compliquent la marche.
Au rez-de-chaussée, Jean Michel, dont l'épouse est atteinte de Parkinson, essaie un stylo lesté et remarque : "C'est lourd, c'est vraiment difficile de bien écrire". Il arrête de l'utiliser pour le passer à sa femme, qui s’émerveille de l'exactitude de cette sensation : "C'est tout à fait cette sensation, ça fait un peu la même écriture". Le couple partage un moment complice, le mari lui lançant avec humour : "C'est pour cela que tu ne m'écris plus de lettres d'amour".
La maladie de Parkinson, bien qu'incurable, peut être atténuée grâce à du sport et des médicaments qui ralentissent sa progression. Les symptômes incluent des tremblements, une lenteur des mouvements, et une rigidité musculaire. Cependant, comprendre ces expériences reste primordial pour le soutien des patients.
Anne, une participante, commente son expérience avec des poids aux chevilles et des chaussettes à scratch : "Une énorme fatigue, un déséquilibre à chaque pas". Elle réalise à quel point son père, lui aussi malade, parvient à marcher rapidement malgré son état. "Je ne suis pas capable de marcher comme il marche", confie-t-elle.
Pascale, 68 ans, ex-infirmière et atteinte de la maladie depuis neuf ans, souligne l'importance de ces ateliers : "Faire connaître la maladie et trouver des financements pour la recherche dans l'espoir de guérir un jour". Selon Catherine Ducros, déléguée départementale de France Parkinson, ce phénomène devient un enjeu de santé publique : "Les malades sont de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes, en grande partie à cause des pesticides".
Ces ateliers offrent une plateforme d’échange essentielle, permettant aux malades et à leurs proches de mieux comprendre l'impact de cette maladie sur leur quotidien.







