Un nouveau plan présenté le 9 avril par le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, vise à renforcer les contrôles concernant les arrêts maladie, qui ont augmenté de 50 % depuis 2019. Ce projet inclut l'instauration d’un « bouton d’alerte » permettant aux entreprises de signaler d'éventuelles fraudes sociales.
Avec des absences en augmentation, le gouvernement met en place des mesures pour freiner ce phénomène. En 2025, le coût lié aux indemnités des salariés en arrêt maladie était estimé à 18 milliards d'euros, constatant une hausse d'un milliard chaque année. Sébastien Lecornu qualifie cette situation de « dérive inquiétante » et prône l'élaboration d'un plan pour réduire ces absences.
Quelles régulations envisagées ?
Pour contrer cette tendance, le ministre Farandou évoque un « bouton d’alerte » que les entreprises pourront utiliser pour notifier la Sécurité sociale en cas d'absences fréquentes d'un salarié. En cas de doutes sur l'absence d'un employé, les employeurs auront donc la possibilité d'alerter directement les autorités compétentes. Les contrôles devraient augmenter de 6 % d'ici 2027.
Le gouvernement souhaite également s'attaquer au phénomène du « nomadisme médical », qui se manifeste par le recours à plusieurs médecins pour multiplier les arrêts. Ce dispositif est prévu pour être mis en œuvre d'ici la fin de l'année.
Jean-Pierre Farandou a détaillé ces mesures lors d'une intervention dans la matinale de TF1, où il a également annoncé la mise à disposition d'un « kit de prévention » pour permettre aux chefs d'entreprises de réaliser un autodiagnostic sur la santé au travail.
Les raisons de la hausse de l'absentéisme
Le 10 avril, l'économiste Thomas Procher a exprimé sur France Inter que la montée des arrêts maladie est, dans une large mesure, naturelle, surtout due au vieillissement de la population entre 50 et 60 ans, où les durées d'arrêt sont plus longues. Toutefois, cela serait en partie lié aux conditions de travail, la France affichant un score de 48 points sur 100, selon une étude sur la qualité de l’emploi en Europe publiée par Toute l'Europe. Fait alarmant, 44 % des travailleurs français souffrent de détresse psychologique au travail, comme l’indiquent des chercheurs.







