Le trafic maritime a repris vendredi après-midi sur le bras principal de l'Escaut souhaitant desservir le port d'Anvers, en Belgique, suite à une fuite de pétrole ayant paralysé cette voie stratégique. La compagnie Port of Antwerp-Bruges a annoncé que, malgré la réouverture, un vaste nettoyage est encore en cours et certaines zones restent inaccessibles.
Les opérations de dépollution ont été rapidement mises en place, permettant de stopper la fuite qui s'était produite jeudi soir lors du ravitaillement d'un navire au bassin Deurganck, l'un des principaux terminaux. Malgré cela, la pollution a eu le temps de se propager dans l'Escaut durant la nuit.
La situation a provoqué la suspension du trafic dans la partie nord du port, créant un bouchon pour une cinquantaine de navires bloqués dans les deux sens. Selon des informations rapportées par les médias belges, la quantité de pétrole déversée reste inconnue, ce qui soulève des inquiétudes sur les impacts environnementaux.
La société gestionnaire du port a exprimé ses regrets quant à cet incident, soulignant les risques potentiels pour les écosystèmes le long de l'Escaut. "Nous nous engageons à minimiser les dommages sur les plans opérationnel et écologique", a-t-elle affirmé. Par ailleurs, MSC, la compagnie maritime, a confirmé qu'un de ses navires était concerné par l'incident, en insistant sur sa priorité : la sécurité de l'équipage et de l'environnement.
Des organisations de défense de l'environnement, telles que Climaxi, ont également exprimé leurs préoccupations concernant la biodiversité, notamment dans le polder de Doel, village voisin. Rappelons que le port d'Anvers, véritable poumon économique de la Belgique, a traité en 2025 un volume de fret de 266,5 millions de tonnes, malgré une légère baisse par rapport à l'année précédente.
Les experts soulignent l'importance de surveiller l'impact de cet incident sur les écosystèmes sensibles, alors que ce port représente un baromètre de la santé économique européenne, avec des volumes en augmentation dans certains secteurs comme l'importation d'acier chinois et de gaz naturel liquéfié (GNL) américain. En somme, bien que le port d'Anvers ait rouvert, la vigilance demeure de mise sur les conséquences écologiques de cette fuite de pétrole.







