En 1984, Serge Gainsbourg se prête à une séance photo pour le magazine « Best ». Son 16e album, 'Love on the Beat', sort peu avant et remportera deux prix aux Victoires de la musique l'année suivante.
Durant cette séance mémorable, le photographe Pierre Terrasson se rappelle avoir aidé Gainsbourg à se cacher sous une couverture pour éviter d'être reconnu le long du chemin vers son atelier à Aubervilliers, témoignant ainsi des efforts déployés pour capturer des instants authentiques du chanteur iconique.
En faisant référence à un Nikon F2, modèle Photomic, présent dans l’atelier de Terrasson, Gainsbourg s'amuse de sa ressemblance avec ceux de sa collection personnelle. Le Magazine des enchères rappelle les objets singuliers que l’artiste conservait chez lui, affirmant avec bravade avoir « le culte de l’inutile ».
Le Nikon F2, véritable témoin d'un moment de complicité entre le photographe et son modèle, sera mis en vente dans le cadre de la vente "Pop Culture & Memorabilia" de la maison Aguttes, qui se déroulera le 3 juin prochain à Neuilly-sur-Seine. Accompagné d'une photo argentique de 1989 où Gainsbourg pose avec l'appareil, l'ensemble est estimé entre 10 000 et 15 000 euros. Arthur Perault, du département d’Aguttes, indique que cet appareil transcende son statut d’outil photographique, devenant un symbole d’une rencontre artistique précieuse.
Cette vente ne célèbre pas uniquement l’héritage musical de Gainsbourg, mais aussi son amour pour la photographie, un domaine qui enrichissait son univers créatif et témoignait de son désir de capturer des moments uniques de la vie. Un amateur de photographie peut ainsi envisager d'acquérir non seulement un objet matériel, mais aussi un fragment de l'histoire culturelle française.







