Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a exprimé vendredi son indignation face à une "vague incessante de meurtres" survenue à Gaza, malgré un cessez-le-feu instauré le 10 octobre. Il a mis en avant un "mépris des vies palestiniennes", renforcé par une impunité généralisée, dans un communiqué relayé par l'Agence France-Presse.
Selon des données fournies par le ministère de la Santé géré par le Hamas, au moins 32 Palestiniens ont tragiquement perdu la vie sous les tirs israéliens depuis le début d'avril. Türk a précisé : "Depuis dix jours, les Palestiniens sont touchés dans leurs foyers, dans des abris temporaires, sur la voie publique, et même dans des centres médicaux". Ce constat alarmant illustre l'horreur quotidienne vécue par les civils à Gaza.
Le Haut-Commissaire a également évoqué le meurtre d'un contractuel de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et celui d'un journaliste d'Al Jazeera la semaine précédente. Türk a souligné l'augmentation inédite de journalistes et de membres d'organisations humanitaires tués : "Cet éveil de la violence rend toute couverture médiatique et intervention humanitaire extrêmement périlleuses, exacerbant la souffrance des civils".
Les conséquences humanitaires de ce conflit continuent d'inquiéter les experts. Selon Marie Dubois, analyste des conflits à Paris, "la communauté internationale doit agir rapidement pour empêcher une escalade de cette violence et protéger les populations vulnérables". Les appels à l'action se multipliant, la question des droits humains à Gaza prendra une importance cruciale dans les semaines à venir.







