Le maire sortant de Roubaix, Alexandre Garcin, a été directement visé par un automobiliste le mercredi 18 mars, alors qu’il était en train de réaliser un porte-à-porte avec ses colistiers. Selon ses dires, le véhicule a délibérément monté sur le trottoir avant de s'arrêter juste à temps pour l'éviter, un incident qu'il a qualifié de très rapide et choquant. Garcin a relaté cette scène à La Voix du Nord: "Je n'ai même pas eu le temps de réaliser ce qui se passait, c'était si soudain."
En pleine campagne électorale pour le second tour des municipales, Garcin a décidé de porter plainte ce jeudi matin au commissariat pour "violence sur un élu public sans incapacité, aggravée par une circonstance". Les autorités ont déjà ouvert une enquête qui pourrait être facilitée par les images de vidéosurveillance.
Un acte inqualifiable, selon les élus
L'élu a exprimé sa conviction que l'incident était une tentative d'intimidation, possiblement liée à son activité durant cette campagne électorale difficile. "Ce qui s'est passé à Roubaix hier est inqualifiable", a tweeté Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France. Il a critiqué les tensions croissantes qui entourent le processus électoral.
De son côté, David Guiraud, député LFI et concurrent de Garcin pour la mairie, a déclaré sur Facebook que de tels comportements violents et intimidants étaient inacceptables. Après le premier tour, Guiraud a remporté 46,64 % des voix, devançant largement Garcin, qui n'a obtenu que 20,09 %. Ce dernier a également exprimé des préoccupations concernant le climat politique tendu dans la région.
Alors que les journalistes et analystes scrutent les développements de cette campagne, il est certain que cet incident marquera les esprits et relancera le débat sur la violence en politique. Les prochaines heures seront cruciales pour la suite des événements dans cette dynamique électorale.







