Lors du premier tour des élections municipales de Nice, Éric Ciotti, candidat de l'Union des Droites (UDR), a été largement plébiscité, recueillant 43,43% des voix, devant le maire sortant Christian Estrosi, qui n'a obtenu que 30,92%. Cette dynamique soulève d'importantes questions quant à l'avenir politique de la cinquième ville de France.
Une lutte serrée pour le second tour
Le duel entre Ciotti et Estrosi est emblématique des tensions internes à droite. Ciotti, qui s'est lui-même félicité, a déclaré : "Les Niçois et les Niçoises nous ont donné la place qui doit nous permettre l'alternance". En position de troisième, Juliette Chesnel-Le Roux, candidate de l'union de la gauche, a obtenu 11,93%, mais refuse de s'allier avec le maire sortant pour barrer la route à Ciotti.
Bruno Retailleau lâche Estrosi
Le président des Républicains (LR), Bruno Retailleau, a exprimé son soutien à la démarche de Ciotti. Il a affirmé sur X que la campagne menée par Estrosi était délétère, créant ainsi des divisions au sein de son propre parti. L'accord entre LR et Horizons, le parti de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, pourrait s'effriter suite à ces événements.
Des voix s'élèvent contre cette stratégie
Malgré le soutien de certains, des figures importantes de LR, comme Gérard Larcher, président du Sénat, ont appelé à respecter les accords passés et à soutenir Estrosi. L'ancien Premier ministre Michel Barnier a exprimé son incompréhension face à cette orientation, qualifiant la situation d'"inacceptable". De plus, le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a critiqué le soutien inconditionnel à Ciotti.
Vers une dépendance croissante à l'extrême droite ?
Cette situation soulève des inquiétudes quant à l'ambivalence croissante du parti face à l'extrême droite. Retailleau, bien que sceptique du RN, doit naviguer habilement dans ces eaux troubles alors que la date du second tour, prévue pour le 22 mars, approche. L’issue de ce scrutin pourrait marquer un tournant significatif dans la politique locale et nationale.
Les enjeux sont clairs : un basculement à droite pourrait redéfinir la trajectoire politique de Nice, mais soulève aussi des interrogations sur l'avenir du parti Les Républicains et leur position face à des alliés controversés.







