Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, a lancé un appel mobilisateur ce 19 mars pour faire barrage à Emmanuel Grégoire. Elle l'accuse d'avoir une part de responsabilité dans les affaires de violences subies par des élèves dans le cadre du périscolaire.
"La responsabilité de la gauche dans le système qui a permis des agressions contre tant d'enfants est intolérable et aurait dû conduire au retrait pur et simple de M. Grégoire", a-t-elle affirmé via le réseau social X.
Ensuite, elle a exhorté les électeurs : "Pour cette seule raison, j'appelle tous les citoyens honnêtes à faire barrage à de tels irresponsables".
De son côté, Emmanuel Grégoire a exprimé son "honneur" d'être adversaire de Le Pen, tout en soulignant qu'il n'était pas effrayé par le manque de soutien de cette dernière.
Des propos jugés indécents
Sur la question du scandale du périscolaire, le socialiste s'est insurgé contre la façon dont on instrumentalise les drames de la protection de l'enfance pour des raisons politiques. "Il est indécent d'utiliser ces tragédies pour des calculs bassement politiciens", a-t-il déclaré, ajoutant que cette tactique était caractéristique de l'extrême droite.
"La gravité du moment mériterait une responsabilité plus mesurée, et je suis honoré d'être un adversaire de Madame Le Pen," a-t-il écrit.
En réponse à ce débat, le président du RN, Jordan Bardella, a également pris position, affirmant qu'il voterait pour Rachida Dati si cela était possible.
En regardant vers le second tour, Emmanuel Grégoire a mentionné la "gravité du moment", en accusant Rachida Dati de faire miroiter une lutte contre l'extrême droite tout en acceptant son aide électorale.







