Mercredi, les principaux candidats aux mairies de Lille et Rennes se sont affrontés lors de débats télévisés. La sécurité est émergée comme le thème central, dans un contexte de tensions croissantes liées à la criminalité dans plusieurs villes françaises.
Le débat à Lille, organisé par Ici Nord et La Voix du Nord, a vu s'affronter Lahouaria Addouche (LFI), Stéphane Baly (écologiste), Louis Delemer (LR), Arnaud Deslandes (PS), Violette Spillebout (La République en Marche) et Matthieu Valet (RN). Un sondage Ifop-Fiducial publié le même jour créditait Arnaud Deslandes, héritier de Martine Aubry, de 28% des intentions de vote, suivi par Baly à 20%.
D’après une enquête réalisée entre le 24 février et le 2 mars, Addouche se positionne troisième avec 16%, devançant Spillebout, qui a 15%. Le second tour semble donc se profiler dans ce bastion socialiste depuis 1955. Baly, sollicité pour une éventuelle alliance, a exprimé sa volonté de « regarder les résultats du premier tour » sans se prononcer sur sa stratégie.
Spillebout, quant à elle, prône une « coalition à l'allemande », sans extrêmes, sans dévoiler ses partenaires potentiels. À la fois audacieuse et stratégique, sa proposition a été critiquée par ses concurrents.
À Rennes, un débat similaire s'est tenu où la maire socialiste sortante, Nathalie Appéré, détient une avance significative avec 42% des voix, selon une enquête de l'institut Cluster 17 pour Politico. Mesmeur (LFI) et Compagnon (centre-droit) sont respectivement à 18% et 17%. La montée des violences liées au narcotrafic a également perturbé la tranquillité de la ville et a été largement débattue.
En revanche, à Paris, les candidats principaux de gauche et de droite, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, ont snobé le débat en s’envoyant leurs représentants, mettant en lumière des tensions au sein des partis. Le candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel a critiqué cette absence, soulignant l'importance de la confrontation directe. Les voix manquantes au débat, telles que celles de Dati qui avait qualifié le débat de « sans intérêt », laissent place à un climat d'incertitude.
À Lyon, François Ruffin a soutenu Grégory Doucet, alors que ce dernier est en mauvaise posture face à Jean-Michel Aulas. Le maintien d'une porte ouverte pour une possible alliance avec LFI pourrait s'avérer crucial alors que les tensions au sein des partis continuent d’évoluer. Tout en condamnant certaines déclarations de Jean-Luc Mélenchon, Doucet cherche à naviguer dans un paysage politique complexe.







