Téhéran applaudit l'Espagne pour son refus d'être complice des États-Unis

Téhéran remercie Madrid pour son positionnement courageux face aux presses américaines.
Téhéran applaudit l'Espagne pour son refus d'être complice des États-Unis
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, issu du Parti socialiste, à Madrid, le 14 mars 2024. - PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP

Le conflit s'intensifie. Ce mercredi 4 mars, l'Iran a exprimé sa gratitude envers l'Espagne pour sa résistance face à l'agression militaire, saluant ce geste comme une "conduite responsable". Dans ce contexte, les Gardiens de la Révolution ont également réagi positivement. Tandis que la Maison Blanche affirmait que Madrid avait "accepté de coopérer" avec les forces américaines, une affirmation rapidement démentie par le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.

Ce dernier a fermement déclaré sur la radio Cadena Ser : "Notre position reste absolument inchangée ; je démens catégoriquement tout changement." Les tensions se sont accrues après que la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, ait annoncé que l'Espagne avait accepté de "coopérer avec l'armée américaine". Mais selon Albares, aucune telle entente n'a eu lieu.

Malgré les avertissements de Washington, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a maintenu une position ferme, déclarant son refus de permettre à l'aviation américaine d'utiliser des bases militaires espagnoles. "Nous disons non à la guerre", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. Cette décision a été largement soutenue par d'autres dirigeants européens comme Emmanuel Macron, qui a exprimé la solidarité de la France envers l'Espagne.

L'Espagne, face aux pressions américaines

Sanchez a également promis que l'Espagne ne serait pas "complice" des frappes dirigées contre l'Iran. Après sa déclaration, Karoline Leavitt a modifié sa position, suscitant des réactions de dénégation de la part du gouvernement espagnol.

Donald Trump, manifestement frustré, avait précédemment critiqué le gouvernement espagnol pour son opposition à l'accès des bases militaires aux forces américaines. "L'Espagne a été terrible", a-t-il déclaré, menaçant de "cesser tout commerce" avec le pays.

Les décisions de l'Espagne ont été applaudies non seulement par Téhéran, mais également par ses alliés européens. Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a tenu à exprimer sa solidarité avec l'Espagne suite à cette situation. Cette réaction montre un renforcement des relations entre Madrid et d'autres capitales européennes, alors même que la guerre en Iran continue de faire des victimes.

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