Un homme de 36 ans, originaire de l'Aisne, se retrouve sur le banc des accusés au tribunal correctionnel d'Angers, dans le Maine-et-Loire. Accusé d'avoir agressé sexuellement 25 adolescentes pendant ses leçons de conduite, cet instructeur a déjà suscité une profonde indignation au sein de la communauté locale.
La liste des victimes, toutes mineures à l'époque des faits, est longue et glaçante. Les prénoms de ces jeunes filles s'étalent sur plusieurs pages, révélant ainsi l'étendue des inculpations. Ce moniteur, basé à Sèvremoine, a exercé entre 2015 et 2020, et c'est durant cette période qu'il aurait profité de sa position d'autorité pour commettre ses actes.
Les accusations portées à son encontre, révélées par Ouest-France, soulèvent des questions cruciales sur la sécurité des jeunes conducteurs et le devoir de vigilance des établissements. Des témoignages recueillis par des journalistes de France Info mettent en lumière la manipulation et la peur qui ont pu déterminer le silence des victimes.
Les autorités insistent sur l'importance d'un soutien psychologique pour les victimes de ce type de violence, et plusieurs experts en criminologie présents lors du procès rappellent que la confiance établie entre un moniteur et ses élèves peut être exploité à des fins malveillantes. "Il est essentiel que les victimes sachent qu'elles peuvent parler", déclare un spécialiste interrogé par Le Monde.
Le procès, prévu sur deux jours, vise à établir la responsabilité de l'accusé et la véracité des témoignages des adolescentes. La société, dans son ensemble, attend avec attention le verdict qui pourrait avoir des répercussions sur la régulation des auto-écoles en France.







