"Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finances pour 2026", a déclaré le Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui a pris la décision controversée de recourir à l'article 49.3 pour faire adopter le budget. Cette méthode, évitée jusqu'à présent, suscite de vives critiques des oppositions qui y voient un camouflet.
Mardi 20 janvier, dans un hémicycle désert, Sébastien Lecornu a finalement dû activer le 49.3 après avoir reconnu que "le texte n'est plus votable, quelles que soient les configurations, quelles que soient les circonstances". Bien qu'il ait affirmé vouloir éviter ce recours, la nécessité d'un passage en force pour garantir l'adoption du budget l'a contraint à revenir sur sa promesse.
"Nous allons essayer de le censurer"
Les réactions des oppositions ne se sont pas fait attendre. Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, a déclaré : "C'est un budget qui ne répond pas aux besoins des Français et pour toutes ces raisons, effectivement, nous allons essayer de le censurer". La France Insoumise s'est ainsi engagée à déposer une motion de censure, soutenue par des écologistes et communistes.
Parallèlement, le Rassemblement National (RN) a également décidé de présenter sa propre motion de censure. Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, a affirmé : "Les députés du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella seront très fiers de s'expliquer devant les Français, de leur dire pourquoi on a refusé ces énièmes hausses d'impôts, pourquoi on a refusé cette énième aggravation du déficit". Les deux motions de censure seront examinées ce vendredi, marquant un tournant décisif dans le débat budgétaire.
Ce recours au 49.3 a également suscité des commentaires de la part d'experts économiques qui soulignent les implications à long terme d'un tel acte. Selon une étude publiée par le journal Le Monde, les tensions politiques autour de cette décision pourraient influencer la situation économique française et la confiance des citoyens envers leurs représentants.







