Lors du dernier conseil municipal de Caussade, le budget primitif pour l’année 2026 a été préapprouvé. Ce projet, qui s'élève à 14 805 545 €, a été adopté sans le soutien du groupe d’opposition, Caussade à Venir, dirigé par Cédric Vaissières, qui a exprimé son désaccord.
Carole Louise-Baillou, première adjointe responsable des finances, a souligné qu'il s'agissait d'un budget global, distinct des résultats des années précédentes et des projections pour 2026, qui seront considérés lors d'un budget supplémentaire à venir. Elle a détaillé que les dépenses de fonctionnement s'élèvent à 10 516 656 € et que la section d'investissement représente 4 288 889 €. Ce budget, proposé au vote, a été accepté par la majorité des membres du conseil.
Dans un climat économique incertain, l'adjointe a insisté sur la nécessité pour la commune de gérer rigoureusement ses dépenses tout en maintenant une épargne suffisante pour répondre aux priorités locales. Concernant les investissements, les objectifs incluent le maintien d'une stabilité fiscale, une gestion prudente des charges, et le choix d’investissements pertinents malgré les incertitudes économiques. En conclusion, elle a déclaré : "Ce budget 2026 est un budget de transition, visant à s'adapter aux réalités économiques d'un contexte fluctuant, et qui pourra être ajusté lorsque des éléments cruciaux deviendront clairs".
Le débat qui a précédé cette adoption a été marqué par des tensions. Cédric Vaissièrs a mis en doute la promesse d'absence d'augmentation des impôts, arguant que même sans hausse des taux depuis 2008, les bases de calcul ont entraîné une augmentation mécanique des impôts locaux, impactant ainsi la population. Les échanges se sont échauffés avec des accusations de désinformation, ce qui laisse présager des discussions animées dans les semaines à venir. "Accuser quelqu'un de mentir est un terme très fort", a rétorqué Vaissièrs face aux membres de la majorité, illustrant les clefs des désaccords qui persistent au sein de la commune.
Selon le journal Le Monde, les communes françaises doivent faire preuve d'innovation et de rigueur en cette période de restrictions budgétaires, ce qui renforce encore le besoin d'un budget réfléchi et adaptable. Les experts de l’économie locale s’accordent à dire que des choix stratégiques doivent être faits pour financer les projets prioritaires tout en préservant le livret de dépenses publiques.







