Ce jeudi 8 janvier, l'Assemblée nationale a été le théâtre d'un affrontement entre des agriculteurs en colère et Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée. Alors que les agriculteurs, déterminés à exprimer leur mécontentement, ont envahi les rues de Paris avec leurs tracteurs, Braun-Pivet a tenté de les rencontrer pour discuter de leurs revendications.
Les manifestants, qui s'opposent à des politiques jugées néfastes pour l'agriculture française, ont exprimé leur colère à travers des huées et des slogans tels que "démissions". Dans une ambiance électrique, certains ont même lancé des projectiles en direction de la députée, qui a dû être escortée par les forces de sécurité. "Je comprends leur colère", a-t-elle déclaré plus tard, reconnaissant l'importance d'écouter ceux qui manifestent.
Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a souligné que cette action visait à rappeler aux élus qu'ils portent une part de responsabilité dans la crise agricole qui sévit depuis des décennies. "Les parlementaires doivent comprendre qu'ils ont contribué à la dégradation de l'agriculture française", a-t-il insisté.
Face à cette situation, le gouvernement a condamné ces actions jugées "illégales". Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a précisé que les blocages partiels de routes, comme l'A13, ne seraient pas tolérés. Elle a également souligné que le gouvernement se tenait ouvert au dialogue, ayant récemment rencontré plusieurs syndicats agricoles.
Cette nouvelle levée de boucliers des agriculteurs fait écho à des problématiques plus larges, notamment l'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, qui suscite de vives inquiétudes au sein de la profession. Comme l'indique le quotidien Le Monde, les opérateurs redoutent que cet accord ne favorise une concurrence déloyale envers les producteurs européens. En tant qu'expert sur les questions agricoles, Marc Dufour, agriculteur en Bretagne, a affirmé qu'il est crucial d'alerter le gouvernement sur la situation alarmante du secteur.
Dans ce contexte, les voix des agriculteurs continuent de s'élever. Les prochaines rencontres entre le gouvernement et les syndicats pourraient révéler de nouvelles tensions, tandis que la colère agricole semble loin de s'apaiser.







