La France insoumise (LFI) a pris une mesure audacieuse vendredi en déposant une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu. Cette initiative vient en réponse à ce qu'ils qualifient de "piétinement" des principes de souveraineté populaire et de droit international, notamment en lien avec l’accord de libre-échange avec le Mercosur et la situation au Venezuela.
Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a exprimé des préoccupations quant à la gestion par le président Emmanuel Macron des affaires internationales, déclarant : "La France humiliée à Bruxelles, mais également à Washington, voilà le bilan désastreux de son mandat."
Malgré le vote exprimé contre le Mercosur, les critiques fusent quant aux impacts économiques et écologiques que cet accord pourrait engendrer. Les députés de LFI dénoncent un "dénis écologique" qui causerait des ravages tant industriels que sociaux. Ils pointent aussi une concurrence jugée "manifestement déloyale" qui déstabiliserait les secteurs agricoles et industriels français.
De leur côté, d'autres partis, dont le Rassemblement National (RN), emboîtent le pas en annonçant également une motion de censure. Le président du RN, Jordan Bardella, évoque une manœuvre politique hypocrite de Macron, déclarant qu'il s'agit d'une "mise en scène" visant à cacher un manque de stratégie claire face aux enjeux internationaux.
Pour les experts, la situation actuelle est le reflet d'un malaise plus large au sein du gouvernement français face à ses engagements internationaux. Comme le souligne le politologue Jean-Marc Lutz, "ces motions de censure témoignent d'une instabilité politique croissante et d'un clivage de plus en plus marqué avec les préoccupations populaires et environnementales."
En somme, la présentation des motions de censure traduit un mécontentement croissant sur le plan national et laisse entrevoir des débats intenses dans les semaines à venir concernant les relations de la France avec le Mercosur et la situation au Venezuela.







