Dans la nuit du 8 au 9 janvier, la Russie a intensifié ses frappes contre l'Ukraine en utilisant son missile hypersonique Orechnik, confirmant ainsi les craintes d'une montée des tensions. Selon le ministère russe de la Défense, cette offensive fait suite à une attaque présumée le 29 décembre contre la résidence du président Poutine, une accusation que Kiev qualifie de 'mensonge'.
Le missile Orechnik, capable de porter des charges nucléaires, est l'une des armes les plus redoutées de l'arsenal russe. Doté d'une vitesse pouvant atteindre Mach 10, soit plus de 12 000 km/h, il a été déployé pour frapper 'des cibles stratégiques'. Au total, la Russie aurait lancé 36 missiles et 242 drones, causant la mort d'au moins quatre personnes à Kiev, selon les autorités ukrainiennes.
Cette escalade a été commentée par des experts militaires, notamment le général français Laurent Bougon, qui souligne que 'l'utilisation de missiles hypersoniques marque un tournant dans la guerre moderne'. Des analystes évoquent également l'importance d'une réponse unifiée de la part des pays occidentaux face à cette menace.
Au mois de novembre 2024, le missile Orechnik avait déjà été utilisé pour attaquer la ville de Dnipro, causant peu de dommages dans l'ensemble. Pourtant, chaque mise à jour concernant son utilisation inquiète davantage la communauté internationale, qui craint des conséquences étendues.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a ainsi affirmé que ces frappes visent à mettre à l'épreuve les alliés de Kiev, tout en appelant à faire pression sur la Russie. 'Les frappes à proximité des frontières de l'UE et de l'OTAN représentent une menace directe pour la sécurité du continent européen', a averti Andrii Sybiha, l'un des responsables ukrainiens.
La situation continue d'évoluer, et alors que le monde observe avec une attention accrue, les implications géopolitiques de l'emploi du missile Orechnik pourraient avoir des ramifications de grande échelle. Reste à savoir comment la communauté internationale répondra à cette escalade militaire face à un conflit qui ne montre aucun signe de désescalade.







